Le « transat » de bébé au Rwanda

« Les mères qui cultivent avec leur bébé dans le dos ont, elles aussi, besoin des tiges sèches de sorgho. Quand le bébé devient trop lourd, il faut le déposer sous un abri que la maman construit au bord du champ. Avec les tiges, elle fait la charpente qu’elle recouvre d’herbes fraîches. Elle tapisse soigneusement l’intérieur avec des feuilles de bananier puis elle tresse un petit berceau surélevé, hors d’atteinte des serpents. Elle peut retourner à son champ, le bébé est bien à l’abri du soleil et de l’oeil perçant des rapaces qui guettent leur proie du haut du ciel. »

sorgho
sorgho

Scholastique Mukasonga, La femme aux pieds nus, Editions Gallimard « Continents noirs », 2008

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